Rapport de cognition, version finale.
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@ -36,17 +36,17 @@
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\section{Introduction}
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\subsection{Approche générale}
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Tout individu quel qu'il soit, privé de toutes formes de communication,
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d'émotions et de sensations, ne peuvent en aucune manière évoluer et
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d'émotions et de sensations, ne peut en aucune manière évoluer et
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former de groupes cohérents. L'intégrité et la cohérence d'un groupe
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passe majoritairement par un échange d'informations entre les individus.
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passent majoritairement par un échange d'informations entre les individus.
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Celles-ci ne peuvent pas être transmises n'importe comment, les individus
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constituant le groupe doivent être en mesure de les comprendre.
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Le formatage de l'information devient essentiel tout comme le
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Le formatage de l'information devient essentiel, tout comme le
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support qui va être utilisé pour la transmettre.
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Au fil du temps les individus ont apris à échanger des idées et des
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Au fil du temps les individus ont appris à échanger des idées et des
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concepts de diverses manières. Que ce soit par le biais de gestes, de
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dessin, de rictus ou bien d'autre, les hommes ont petit à petit mis en
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dessin, de rictus ou bien d'autres, les hommes ont petit à petit mis en
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place un moyen de communication efficace. Toutes ces façons de
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transmettre l'information ont sans cesse évolué pour répondre en
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permanance aux besoins.
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@ -61,7 +61,7 @@ Le but de cette étude est de trouver un ou des protocoles de
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communication entre agents qui seraient facilement appris par des
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agents naturels (les humains), qui pourraient de préférence être
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utilisés dans la communication de tous les jours (cela assurerait que
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les humains maîtriserait bien le protocole), et qui seraient
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les humains maîtriseraient bien le protocole), et qui seraient
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facilement «compris» par une machine.
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Comme un tel protocole n'existe probablement pas, nous étudierons la
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@ -80,19 +80,19 @@ ordres pour les mots d'une phrase, mais souvent avec une différence
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dans la sémantique.
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Nous chercherons aussi à ce que les protocoles étudiés soient
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formels. En d'autre termes ceux qui ont normes, des règles bien
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formels. En d'autre termes ceux qui ont des normes, des règles bien
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définies, qui permettent de définir le protocole de manière unique et
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sans ambiguïtées, ce qui facilite leur interprétation par la
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sans ambigüités, ce qui facilite leur interprétation par la
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machine. La plupart des protocoles artificiels ont une syntaxe et une
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grammaire plutôt rigoureuse.
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Nous considèrerons les protocoles parlés couremment par un gand nombre
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Nous considérerons les protocoles parlés couramment par un gand nombre
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d'agents naturels (des humains). Nous n'explorerons pas la possibilité
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d'utiliser ces mêmes protocoles entre des agents artificiels comme des
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robots ou des ordinateurs, ni des protocoles prévus dans ce but (car
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ils sont en général inadaptés à l'apprentissage par les humains).
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\subsection{Criètres}
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\subsection{Critères}
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Pour chaque protocole de communication, nous étudierons plusieurs critères~:
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\begin{itemize}
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\item La facilité d'apprentissage par un individu.
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@ -157,7 +157,7 @@ Bien que peu de gens parlent l'espéranto, c'est une langue qui est
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facile à apprendre. On estime qu'il faut compter 150 heures d'étude
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pour pouvoir suivre une conversation courante enespéranto. L'espéranto
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est donc relativement facile à apprendre, même pour les gens ne le
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parnant pas encore.
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parlant pas encore.
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Le vocabulaire de l'espéranto, comme celui de la plupart des langues
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naturelles, contient des ambigüités, certains mots sont polysémiques,
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@ -187,19 +187,19 @@ avantage, car cela permet de ne pas trop se soucier de l'ordre des
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mots sans parler «petit nègre». Pour qu'une machine comprenne les
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humains, cela signifie que l'on peut imposer à l'utilisateur d'écrire
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ses phrases sous une certaine forme, pour faciliter l'analyse, sans
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que cela réduisse grandement l'expressivité.
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que cela réduise grandement l'expressivité.
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En ce qui concerne l'expressivité justement, bien que l'espéranto ait
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fait l'objet de plusieurs critiques considérant que puisque
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l'espéranto était une langue construite il ne pouvait pas avoir la
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richesse d'une langue naturele, il est communément admis par les
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richesse d'une langue naturelle, il est communément admis par les
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espérantistes que l'expressivité de l'espéranto est aussi grande que
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celle des langues naturelles. On trouve en espéranto de la poésie, des
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discours politiques, des contes pour enfants et même des articles
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encyclopédiques (il existe une version de wikipedia en espéranto).
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L'espéranto est donc un protocole de communication relativement facile
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à apprendre, disposant d'une grande expressivié, assez ambigu mais
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à apprendre, disposant d'une grande expressivité, assez ambigu mais
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moins que la plupart des langues naturelles. On peut imposer des
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contraintes sur la syntaxe (et le vocabulaire, en fixant une
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sémantique précises pour les racines) pour le rendre moins ambigu sans
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@ -207,20 +207,65 @@ perdre beaucoup en expressivité.
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\section{Logogrammes}
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% Différences entre idéogrammes…. Expliquer brièvement leurs propriétés.
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\subsection{Phonogrammes et syllabaires}
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Les phonogrammes sont des caractères utilisés pour représenter un
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phonème dans l'écriture d'une langue. Les syllabaires représentent, eux,
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une syllabe entière. Ces caractères peuvent être utilisés pour
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transcrire la pensée de l'utilisateur.
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Les alphabets utilisant des phonogrammes comportent en général un
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faible nombre de caractères et sont donc faciles à apprendre. Les
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alphabets syllabaires comportent souvent un nombre de caractères
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beaucoup plus grand, car en combinant plusieurs phonèmes, l'espace des
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possibilités devient vite vaste.
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Ces notations peuvent être utilisées pour communiquer avec la machine,
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soit avec un clavier, soit par reconnaissance de caractères. Excepté
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une certaine ambigüité lors de la reconnaissance d'une écriture mal
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formée dans le second cas, il n'y a pas beaucoup de place à
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l'interprétation.
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Cependant, cette facilité de compréhension par une machine vient au
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dépens de l'expressivité, puisque ces protocole ne permet d'encoder
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que des phonèmes ou syllabes, et ne dit rien de leur signification.
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Les phonogrammes et syllabaires sont donc faciles à apprendre, avec
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une très faible expressivité et peu d'ambigüité.
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\subsection{Idéogrammes et pictogrammes}
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Les pictogrammes sont des caractères représentant des concepts
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concrets, en les dessinant, ou avec une forte analogie. Les
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idéogrammes sont la combinaison de plusieurs pictogrammes pour
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représenter quelque chose d'abstrait.
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Ces notations sont relativement difficiles à apprendre, puisqu'il faut
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environ un symbole par concept, et le nombre de caractères est donc
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très grand. Par ailleurs, l'expressivité des idéogrammes et
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pictogrammes est supérieure à celle des phonogrammes et syllabaires.
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Les idéogrammes et pictogrammes peuvent être assez ambigus, puisqu'un
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caractère représentera un concept général, mais sa sémantique précise
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viendra du contexte, tout comme le vocabulaire d'une langue.
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Ces écritures peuvent toutefois être utilisées dans la communication
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homme-machine, comme le jeu Captain Blood l'a montré, dans lequel le
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joueur communique avec différentes races d'extraterrestres au moyen
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d'une vingtaine de pictogrammes.
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Les idéogrammes et pictogrammes sont donc plus difficiles à apprendre
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que phonogrammes et syllabaires, avec une expressivité plus forte et
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une plus grande ambigüité.
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\subsection{Codages et systèmes d'écriture}
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\subsubsection{Le morse}
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Le code Morse est généralement attribué à Samuel Morse. Ce code à été
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inventé pour la télégraphie en 1835. Il consiste en une série
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d'impulsions. Les lettres, chiffres et signes de ponctuation sont
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représenté par des séries d'impulsions. Seulement deux types
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d'impulsions son nécessaires pour tout coder, une impulsion courrte
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que l'on appelle généralement "Point" et une impulsion longue appellée
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"Trait".
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représentés par des séries d'impulsions. Seulement deux types
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||||
d'impulsions sont nécessaires pour tout coder, une impulsion courte
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que l'on appelle généralement «Point» et une impulsion longue appellée
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«Trait».
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Ce protocole est facile à apprendre pour les humains (une liste de
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quelques séries d'impulsions à associer à chaque lettre), mais il est
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@ -241,7 +286,7 @@ machine, car il suffit de transcrire les points et traits en bits 0 et
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1, et un simple automate à états finis permettra de décoder ces
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séquences de bits en une suite de lettres.
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Cependant, cette compréhensions s'arrêtrera à une suite de symboles
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||||
Cependant, cette compréhension s'arrêtera à une suite de symboles
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sans sémantique, car le morse possède une très faible expressivité~:
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Il s'agit simplement d'un encodage de l'alphabet, qui lui-même, comme
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vu précédemment, nécessite un protocole de plus haut niveau (une
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@ -249,9 +294,9 @@ langue, un langage de programmation…) pour transmettre un message
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sémantique. Son expressivité est donc comparable à celle du braille
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(voir ci-dessous).
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Les militaires ont utilisé ce code pour effectuer des transmission
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codées, et même si un spectre de fréquence radio et toujours réservé
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pour les seules émission en morse, il s'agit réellement de la couche
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||||
Les militaires ont utilisé ce code pour effectuer des transmissions
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||||
codées, et même si un spectre de fréquence radio est toujours réservé
|
||||
pour les seules émissions en morse, il s'agit réellement de la couche
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||||
physique de la communication selon le modèle OSI, soit la couche la
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plus basse. Ce code n'apporte pas de grand intérêt en terme de
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communication homme-machine~: difficile à manipuler pour les humains,
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@ -264,12 +309,12 @@ une représentation en relief de l'ensemble des lettres, chiffres,
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ponctuation, et autres symboles en relief. Il a été étudié pour
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permettre la lecture simplement avec les doigts. Le braille a été mis
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au point par Louis Braille en 1824 et reste aujourd'hui après une
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série de réformes et normalisations toujourstrès utilisé.
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série de réformes et normalisations toujours très utilisé.
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Ce protocole est assez facile à apprendre, bien qu'il faille une
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certaine habitude pour lire le braille avec les doigts. Son utilité
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dans l'échange homme-machine reste, comme pour le Morse, très faible,
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et seuls les malvoyants et aveugles ont un intérêt à l'utilisera pour
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et seuls les malvoyants et aveugles ont un intérêt à l'utiliser pour
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saisir ou lire du texte sur une plage braille, comme on utiliserait un
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clavier et un écran.
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@ -280,8 +325,8 @@ aussi à ces personnes de dialoguer avec les entendants qui ont appris
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leur langue des signes.
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La Langue des Signes Française (LSF) permet entre autres l'encodage
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des lettres (on peut épeller un mot français en LSF), mais comme ce ne
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serait vraiment pas pratique d'épeller une conversation entière, la
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des lettres (on peut épeler un mot français en LSF), mais comme ce ne
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serait vraiment pas pratique d'épeler une conversation entière, la
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||||
LSF possède un grand nombre de signes permettant d'exprimer la plupart
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||||
des concepts que la langue française sait exprimer, et les relations
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entre ces concepts. La Langue des Signes Française est donc aussi
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@ -321,7 +366,7 @@ nécessite un assez grand effort, bien que le résultat soit très
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intéressant (il permet de communiquer avec une partie de la population
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qui est par ailleurs plutôt exclue de la communication entre
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humains). Les langues des signes disposent d'une grande expressivité,
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mais sont au moins aussi ambigus que les langues parlées, voire
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mais sont au moins aussi ambigües que les langues parlées, voire
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plus. Leur compréhension par la machine est assez difficile, mais leur
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||||
expression est possible (et déjà réalisée dans le cadre du projet
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SiSi). Leur utilisation en tant que protocole de communication entre
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@ -329,38 +374,64 @@ l'homme et la machine n'a pas grand intérêt, par contre, leur
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compréhension par la machine à des fins éducatives ou de traduction
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est très prometteuse.
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\section{Langages spécifiques à un domaine}
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\section{Notations spécifiques à un domaine}
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\subsection{Documents techniques et formules mathémathiques}
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% TODO
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Les documents techniques, parmi lesquels ont peut trouver différentes vues d'objets (vue en perspective, d'ensemble, de coupe, éclatée…),
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||||
sont des représentation très formelle d'objets ou de concepts. Leur forme est en général assez facile à apprendre pour les humains, car il
|
||||
s'agit simplement d'un certain nombre de règles à respecter. Ces documents techniques sont normalisées et laissent place à très peu, voire
|
||||
aucune ambigüité dans les représentations.
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||||
Les documents techniques, parmi lesquels on peut trouver différentes
|
||||
vues d'objets (vue en perspective, d'ensemble, de coupe, éclatée…),
|
||||
sont des représentation très formelle d'objets ou de concepts. Leur
|
||||
forme est en général assez facile à apprendre pour les humains, car il
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||||
s'agit simplement d'un certain nombre de règles à respecter. Ces
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documents techniques sont normalisés et laissent place à très peu,
|
||||
voire aucune ambigüité dans les représentations.
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||||
Les formules mathémathiques forment un autre protocole similaire aux documents techniques, très formel, bien que beaucoup de personnes aient
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||||
tendance à être laxistes sur la syntaxe.
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||||
Les formules mathémathiques forment un autre protocole similaire aux
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documents techniques, très formel, bien que beaucoup de personnes
|
||||
aient tendance à être laxistes sur la syntaxe.
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||||
L'expressivité de ces protocoles est toutefois relative : Tant que l'on considère uniquement leur domaine d'application, ils restent très
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||||
expressifs (quoi de mieux qu'une formule mathémathique pour parler d'algèbre ?), cependant ces protocoles ne formalisent pas la relation
|
||||
entre les choses exprimées et leur contexte. En effet il est très difficile de retrouver la sémantique d'une formule lorsque celle-ci est
|
||||
déjà écrite et isolée, et si nous comprenons à quoi se réfèrent les formes dessinées dans une vue éclatée, c'est uniquement par analogie
|
||||
avec les objets physiques que nous connaissons déjà. De plus, ces protocoles ne sont expressifs que dans une discipline particulière.
|
||||
L'expressivité de ces protocoles est toutefois relative : Tant que
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||||
l'on considère uniquement leur domaine d'application, ils restent très
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expressifs (quoi de mieux qu'une formule mathémathique pour parler
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||||
d'algèbre ?), cependant ces protocoles ne formalisent pas la relation
|
||||
entre les choses exprimées et leur contexte. En effet il est très
|
||||
difficile de retrouver la sémantique d'une formule lorsque celle-ci
|
||||
est déjà écrite et isolée, et si nous comprenons à quoi se réfèrent
|
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les formes dessinées dans une vue éclatée, c'est uniquement par
|
||||
analogie avec les objets physiques que nous connaissons déjà. De plus,
|
||||
ces protocoles ne sont expressifs que dans une discipline
|
||||
particulière.
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||||
Il est assez simple de stocker sur une machine des documents techniques ou des formules mathémathiques et même de les restituer, par exemple
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sous forme visuelle (sur un écran). Ces protocoles sont relativement faciles à apprendre, et compréhensibles pour une machine, sont très
|
||||
expressifs mais seulement dans leur domaine. Ils peuvent donc être adaptés à la communication homme-machine dans un domaine particulier,
|
||||
mais pour une communication généralisée, il faudra les utiliser conjointement avec d'autres protocoles.
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||||
Il est assez simple de stocker sur une machine des documents
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||||
techniques ou des formules mathémathiques et même de les restituer,
|
||||
par exemple sous forme visuelle (sur un écran). Ces protocoles sont
|
||||
relativement faciles à apprendre, et compréhensibles pour une machine,
|
||||
sont très expressifs mais seulement dans leur domaine. Ils peuvent
|
||||
donc être adaptés à la communication homme-machine dans un domaine
|
||||
particulier, mais pour une communication généralisée, il faudra les
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||||
utiliser conjointement avec d'autres protocoles.
|
||||
|
||||
\subsection{Langages de programmation spécifiques à un domaine}
|
||||
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||||
Difficiles à apprendre, mais pas trop, et être un expert du domaine aide beaucoup.
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||||
Les langages de programmation spécifiques à un domaine (DSL) sont des
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||||
langages artificiels utilisés en informatique pour exprimer des
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||||
concepts et relations dans une discipline particulière. De tels
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||||
langages ont aussi été utilisés pour une communication entre humains,
|
||||
par exemple le langage BCL (Buisness Contract Language) permet de
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||||
formaliser des contrats, et permet de s'assurer via un programme
|
||||
informatique que tous les cas possibles ont été réglementés par le
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||||
contrat, et que les clauses du contrat ne sont pas incompatibles.
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||||
Ambigüité faible.
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||||
Ces langages sont assez difficiles à apprendre, mais pas trop, et être
|
||||
un expert du domaine aide beaucoup.
|
||||
|
||||
Expressivité forte, mais seulement dans le domaine.
|
||||
Ils présentent une faible ambigüité, puisqu'ils ont été spécialement
|
||||
conçus pour représenter de manière claire et concise les concepts et
|
||||
relations propres à leur domaine.
|
||||
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||||
Exemples : BCL, …
|
||||
Ils présentent une forte expressivité, mais seulement dans la
|
||||
discipline qui les concerne, et souvent présentent de graves lacunes
|
||||
dans tout ce qui ne touche pas directement à leur domaine.
|
||||
|
||||
\section{Conclusion}
|
||||
\begin{figure}[h]
|
||||
|
@ -391,28 +462,54 @@ Exemples : BCL, …
|
|||
\node[right=of no,text width=2cm] (notext) {Notations};
|
||||
\draw[draw=brown,draw opacity=0.5,thick] (notext) -- (no);
|
||||
|
||||
\node[fill=brown, fill opacity=0.5,circle, minimum width=0.5cm,minimum height=0.5cm,inner sep=1mm,rotate=0] (bcl) at (6cm,9cm) {};
|
||||
\node[right=of bcl,text width=2cm] (bcltext) {BCL};
|
||||
\draw[draw=brown,draw opacity=0.5,thick] (bcltext) -- (bcl);
|
||||
\node[fill=none,circle, minimum width=0.5cm,minimum height=0.5cm,inner sep=1mm,rotate=0] (bcl) at (6cm,9cm) {};
|
||||
\node[right=of bcl,text width=2cm] (bcltext) {DSL};
|
||||
\draw[draw=brown,draw opacity=0.5,thick] (bcltext.west) -- (no);
|
||||
|
||||
\draw[draw=black,line width=1mm,draw opacity=0.5] (0.2,10.8) -- (10.8,0.2);
|
||||
\end{tikzpicture}
|
||||
\caption{Comparaison de l'expressivité et du formalisme des différents protocoles.}
|
||||
\end{figure}
|
||||
|
||||
% TODO : même graphique pour expressivité vs. facilité
|
||||
% d'apprentissage, et facilité d'apprentissage vs formalisme.
|
||||
Dans le graphique ci-dessus, le protocole de communication
|
||||
homme-machine idéal serait situé dans le coin supérieur droit, avec
|
||||
une forte expressivité et un formalisme élevé. L'étude des protocoles
|
||||
existant montre qu'en général, le niveau de formalisme est inversément
|
||||
proportionnel à l'expressivité. Le graphique représentant le
|
||||
formalisme en fonction de la facilité d'apprentissage est sensiblement
|
||||
le même, et n'a donc pas été représenté ici.
|
||||
|
||||
Ouverture : une collection de langages spécifiques à un domaine : Un pour le déroulement global de la conversation, un ou plusieurs
|
||||
permettant de faire la liaison entre les concepts et relations exprimés dans différents protocoles, puis un pour chaque domaine pour lequel
|
||||
on veut converser avec la machine. Cela exige un effort d'apprentissage plus élevé pour l'agent naturel, car il faut qu'il apprenne un
|
||||
nouveau protocole pour chaque dicipline. Cependant, cet effort d'apprentissage est morcelé : l'utilisateur peut commencer par apprendre
|
||||
seulement quelques protocoles, converser avec la machine, puis au fil des besoins apprendre de nouveaux protocoles au fur et à mesure.
|
||||
Bien que l'espéranto présente des avantages par rapport à la plupart
|
||||
des langues naturelles, il présente beaucoup d'ambigüité. Les
|
||||
protocoles qui semblent réellement faire exception sont les notations
|
||||
spécifiques à un domaine (DSL, notations mathémathiques, vues
|
||||
normalisées…). Cette apparente supériorité résulte du fait que ces
|
||||
protocoles sont très expressifs dans leur spécialité, et uniquement
|
||||
celle-là, ce qui leur permet d'atteindre un haut niveau de formalisme
|
||||
en sacrifiant leur expressivité dans d'autres domaines.
|
||||
|
||||
Pour résumer, l'utilisateur dialoguerait avec la machine en utilisant une multitude de «jargons» adaptés à une communication efficace et
|
||||
sans ambigüités dans leur domaine, et quelques protocoles transversaux pour articuler la discussion et relier entre eux les fragments de
|
||||
Il serait donc envisageable d'utiliser pour la communication
|
||||
homme-machine une collection de langages spécifiques à un domaine : Un
|
||||
protocole pour le déroulement global de la conversation, un ou
|
||||
plusieurs permettant de faire la liaison entre les concepts et
|
||||
relations exprimés dans différents protocoles, puis un pour chaque
|
||||
domaine pour lequel on veut converser avec la machine. Cela exigerait
|
||||
un effort d'apprentissage plus élevé pour l'agent naturel, car il
|
||||
faudrait qu'il apprenne un nouveau protocole pour chaque
|
||||
dicipline. Cependant, cet effort d'apprentissage serait morcelé :
|
||||
l'utilisateur pourrait commencer par apprendre seulement quelques
|
||||
protocoles, converser avec la machine, puis au fil des besoins
|
||||
apprendre de nouveaux protocoles au fur et à mesure.
|
||||
|
||||
Cette technique serait la contraposée de l'hypothèse de Sapir-Whorf~:
|
||||
Plutôt que de supposer que la langue utilisée conditionne la pensée du
|
||||
locuteur, le locuteur utiliserait la «langue» adaptée aux pensées
|
||||
qu'il veut véhiculer.
|
||||
|
||||
Pour résumer, l'utilisateur dialoguerait avec la machine en utilisant
|
||||
une multitude de «jargons» adaptés à une communication efficace et
|
||||
sans ambigüités dans leur domaine, et quelques protocoles transversaux
|
||||
pour articuler la discussion et relier entre eux les fragments de
|
||||
conversation rédigés dans des langages différents.
|
||||
|
||||
%schéma montrant cette architecture.
|
||||
|
||||
\end{document}
|
||||
|
|
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